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D’où vient le besoin de croire ?

Depuis quelques années, des chercheurs ont entrepris d’aller fouiller dans nos cerveaux pour y déceler des mécanismes mentaux qui pousseraient à croire à l’existence des dieux. (source sciences humaines)

Je me suis intéressée au résultat psychologique et vous le partage.

Les croyances religieuses s’expliqueraient comme le sous-produit d’un mécanisme mental courant. 

Quand il nous arrive malheur (une maladie, un échec), ce mécanisme causal nous fait attribuer ce qui nous arrive à une volonté extérieure. Ce serait aussi une tendance spontanée que de se tourner vers cette cause invisible pour lui demander de l’aide ou de demander pardon lorsque l’on souffre.

A la cause naturelle, on superpose une cause surnaturelle.

 Sur ce point, la psychologie évolutionniste rejoint une hypothèse avancée par Sigmund Freud. Dans L’Avenir d’une illusion, l’inventeur de la psychanalyse ramène le besoin de croire à une régression psychologique de l’adulte vers les émotions de l’enfance.

La soumission des hommes vis-à-vis de Dieu est comparable à l’attitude du petit enfant vis-à-vis de ses parents.  Face aux épreuves de la vie, il se sent démuni et en appelle à une figure paternelle idéale, censée lui apporter soutien et affection.

La neurothéologie ou la psychologie évolutionniste prennent le relais d’une longue suite d’hypothèses sur le « besoin de croire ».

A partir du xixe siècle, on a expliqué les croyances tour à tour par l’émerveillement ou la crainte des hommes devant les puissances de la nature, par l’angoisse face à la mort, l’espoir en un monde meilleur, la consolation par rapport aux souffrances de la vie.

Le psychologue américain William James s’appuie sur de nombreux témoignages de croyants pour montrer que le rapport à Dieu n’est pas le même pour tous.

 Le mystique, en quête d’absolu, noue une relation avec le sacré qui n’est pas la même que celle de celui qui recherche un réconfort moral, ou encore de celui qui est en demande de valeurs et de modèles de conduite.

Les religions aujourd’hui

On retrouve dans les religions d’aujourd’hui tout un spectre d’attitudes.

Les « religions de guérison » – de l’évangélisme au Bwiti – connaissent aujourd’hui un fort regain.

Dans les prisons, la conversion à l’islam apporte un cadre moral à des individus à la dérive.

Le bouddhisme occidental offre un schéma de pensée et de médiation pour nombre d’individus en quête d’épanouissement personnel.

 Pour d’autres encore, la religion permet de nouer des liens avec une communauté : c’est aussi l’une des raisons du succès des cultes charismatiques contemporains.

D’autres enfin adhèrent à un prophétisme politico-religieux en mettant leurs espoirs dans le changement de la société.

C’est peut-être l’une des recettes principale de ce succès : la force d’attraction ne se réduit pas à un insaisissable « sentiment religieux », mais s’étend à toute une gamme d’émotions et de représentations mentales capables de capter de nombreux esprits aux attentes diverses.

Et si le représentant paternel et idéal dont l’Humain a besoin pour maintenir le cap, était … nous-même ?

Nous pouvons croire en la vie, en l’amour que l’on reçoit et que l’on porte et/ou nous faire confiance.

Réfléchir, partager de l’amour, savoir demander de l’aide, rester positif et se faire confiance sont les ingrédients d’un cocktail parfait pour toujours se sortir de n’importe quelle situation, dans le respect de nos désirs, nos convictions, notre entourage, notre environnement et nous-même.

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