Publié dans Les bonnes idées

Quand les générations coupent les ponts

Nous observons de plus en plus que la communication et les rapports sont compliqués dans les familles et plus généralement entre les générations.

Une vie est composée de 4 parties : l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse.

Depuis l’apparition de ce virus, chaque partie souffre. Tout le monde est concerné, tout le monde a son lot d’ennui.

Cependant, les jeunes ont le sentiment d’être sacrifiés. Personne pour les entendre et les plus âgés ne se montrent pas solidaires. Lorsque l’idée de maintenir confinées les personnes à risques (ceux qui meurent de la maladie ) avait été soulevée, des associations, en soutien aux personnes âgées vivant seules, avaient crié à la discrimination. Alors ce sont les jeunes que l’on a enfermé. Privés d’études, de diplômes, de travail sans pour autant les aider à se loger ou à se nourrir, les plus jeunes et tous ceux dont le salaire a été baissé ou supprimé, ont regardé dans l’indifférence la plus totale, les plus âgés continuer à aller chez le coiffeur, à faire leur marché, à s’occuper de leurs petits enfants, à naviguer entre leurs résidences principales et secondaires, sans aucune perte financière.

Parce que oui, il y a une différence de taille. Tandis que le niveau de vie moyen des seniors, qui détiennent l’essentiel du patrimoine, n’a pas pâti, jusqu’à présent, de la crise, les conditions de vie des « juniors », sur les plans économiques et sociales, se sont elles, grandement détériorées.

Les études sont plus longues et tout le monde ne sera pas diplômé. Les diplômes ne garantissant même plus de trouver un emploi, l’entrée dans la vie active se durcit pour cette génération. Et les chances s’amenuisent au fur et à mesure que les boucliers d’aides dans le cadre de la crise Covid se lèvent.

Alors les discussions deviennent difficiles, voire impossible. On parle de fossé entre les générations. Mais Pourquoi ?

Cela vient tout d’abord, qu’au cours des différentes étapes d’ âges, les possibilités physiques et psychiques qu’offre la nature sont différentes, tout comme la manière d’être et d’agir.  C’est la méconnaissance de ces possibilités de chaque âge et, surtout, le manque de respect des différences dans la manière d’être, de ressentir et de penser qui font que les écarts se creusent.

Il y a d’un côté, la génération qui, sans cesse, compare l’ incomparable, il y a les adeptes du « c’était mieux avant », ceux qui partent du principe qu’ils ont beaucoup souffert et que les autres ont une vie ultra facile et il y a les derniers qui … prennent sur eux.

C’est un méga bazar, dont on ne sait pas qui en est conscient, qui veut changer, qui s’en fout, qui est capable de reconnaître certaines choses, qui en souffre, qui ne veut rien savoir.

Les psychologues disent que l’erreur consiste à considérer ou à juger le com­por­te­ment des personnes d’un autre groupe d’âge que le sien, avec les préjugés de son propre groupe d’âge.

 La clé pouvant permettre d’éliminer ces conflits réside dans la compréhension et l’acceptation du fait que les personnes de différents âges n’ont pas les mêmes devoirs, les mêmes responsabilités, les mêmes buts, ni la même culture.

3 associations d’Orly, ont monté un spectacle intergénérationnel pour recréer du lien.

C’est une façon de rester dans la vie, tout en faisant sauter les clichés qu’on a les uns envers les autres, confirme Sara, 78 ans. En fait, pour nous, ces jeunes, c’est de l’or ! » « Et les vieux, c’est du granit ! » réplique, du tac au tac, Yassine, 12 ans. « C’est vrai, quoi, ils ont vachement la patate ! » Notre vision des vieux a changé. On pensait qu’ils ne pouvaient rien faire. Surtout avec nous ! Amar, 15ans

Avant d’écrire cet article, j’ai énormément lu sur le sujet. De simples témoignages à des explications psychologiques et sociologiques, j’ai découvert des textes clairs que j’aurai été incapable de coucher sur du papier mais qui m’ont permis de remettre certaines choses à l’endroit. Plus on sait, plus la vie devient simple, alors je vous partage le suivant qui, j’en suis certaine, éclairera certains d’entres vous :

On résume les générations qui se retrouvent présentement en présence sur notre bonne vieille Terre.  Les «traditionnalistes» ou «vétérans» sont nés avant la fin de la seconde guerre mondiale et ils sont les héritiers de la grande dépression économique des années 30. Ils se caractérisent par leur respect des supérieurs, l’acceptation des valeurs religieuses, leur attitude loyale à l’endroit des institutions et la croyance qu’un emploi doit durer toute une vie.  Les «baby-boomers» sont nés dans l’après-guerre et ils représentent aujourd’hui la tranche d’âge des travailleurs les plus âgés.  Leurs valeurs tournent autour de la santé et du bien-être, du développement de soi et de l’implication.  Pour leur part, les membres de la «génération X» sont nés entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970.  Groupe d’enfants-rois devenus adulescents, celui-ci compose la plus large part de la population active.  Ils ont appris à faire preuve d’indépendance dans un monde marqué par les restructurations et les licenciements dont ils ont pu eux-mêmes être les victimes ou dont ont pu être victimes leurs proches.  Ils ont perdu la confiance que les générations antérieures pouvaient témoigner à leurs supérieurs.  Les membres de la «génération Y» sont nés entre la toute fin des années 1970 et le milieu des années 1990.  Il s’agit de la première génération qui a fait l’expérience généralisée du PC.  Fortement influencés par l’individualisme de leurs parents, ces jeunes travailleurs, qui commencent juste à pénétrer le marché du travail, doivent confronter les incertitudes de ce marché du travail et le fait qu’aucune place ne leur est assurée.

Et c’est la cassure ! Les discussions et les dialogues sont parfois rompus, tellement les différences sont grandes. Certains adultes ne trouvent plus d’autre solutions que de s’éloigner de leurs parents.

Il est pourtant pluss que temps de se ressaisir et de rester unis.

Les anciens ont tendance à faire sentir que les jeunes sont assis dans une vie bien plus simple que la leur, tandis que les plus jeunes n’acceptent plus d’être arrivés dans ce monde où tout est à refaire, en essuyant toutes les « critiques » de ceux qui l’ont construit.

Dans un monde capitaliste où le « toujours plusss » n’a pas de limites, tous ces jeunes, non avides d’argent mais de respect et de travail bien fait, sont peut-être la clef de tout cette souffrance. Toujours mieux éduqués et plus productifs, la nouvelle génération moins matérialiste, relativise vite et comprend qu’une vie heureuse ne s’offre pas forcément par des euros. Arrivera t-elle à faire mieux que ceux qui étaient fatigués ?

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